PATRIMOINE

« La notion de patrimoine comprend tout ce qui nous a été transmis du passé. Bien que les patrimoines ne soient pas tous aussi désirables les uns que les autres, ils sont admis comme étant une ressource irremplaçable, essentielle à la formation de notre identité personnelle et collective, et au respect de nous-même. » (Traduit de l’anglais, Lowenthal, 2005 : 81)

Une construction intersubjective

Lowenthal décrit le concept du patrimoine comme étant un phénomène mondial, mais ce n’est pas pour autant que les vécus et savoirs émanant d’artefacts culturels sont universels. En effet, ces derniers sont propres à la communauté qui les a créés. Ensemble, ils forment un réseau de vérités qui nourrit et maintient cet imaginaire collectif. Le patrimoine est dans un processus transformatif constant et, comme n’importe quelle autre valeur intersubjective, n’existe réellement que dans la mesure où ses créateurs sont convaincus de son existence.​

Un lien entre passé et présent

Bien que notre patrimoine soit une construction sociale, il est absolument essentiel à la formation de notre identité individuelle et collective du fait de sa capacité à créer un sentiment de continuité entre le passé et le présent. Contrairement à l’Histoire qui est focalisée sur le sens symbolique et pratique des artefacts à l’époque de leur création, l’étude du patrimoine apporte une dimension supplémentaire en analysant plus en profondeur le rôle de ces artefacts au sein de la société contemporaine. 

Un concept intentionnellement vague

Le patrimoine est un concept relativement malléable, ce qui lui vaut d’être plus inclusif que d’autres termes plus couramment employés comme l’Art et la Culture. En effet, le patrimoine a l’avantage de pouvoir inclure le culturel et le naturel, le tangible et l’intangible, le monumental et le vernaculaire ainsi que tout hybride né d'une combinaison des termes précédents ! Par conséquent, l’éventail des objets patrimoniaux pourrait presque s’étendre à l’infini : des plus évidents comme des reliques anciennes, huiles sur toile ou monuments de guerre aux plus obscures comme des espèces de lichen, techniques agricoles du Moyen-Âge, festivals de reconstitution historique ou encore dialectes régionaux.

Reference: Lowenthal, David (2005), “Natural and cultural heritage”, International Journal of Heritage Studies, (11), 1

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